Événements: Initiative « Cities Reducing Poverty » ou Ces villes qui veulent réduire la pauvreté | À l’écoute de tous

PAR MEGAN WANLESS

La pauvreté est un problème complexe qui ne peut être abordé en dehors de son contexte ni réglé par un nombre restreint de personnes. Nous savons que la pauvreté touche tout le monde, qu’elle peut être vécue de différentes manières et qu’elle comporte un grand nombre d’éléments et d’intervenants interreliés. Nous savons aussi que pour trouver des solutions globales à des problèmes complexes comme la pauvreté, les communautés doivent s’unir afin de mieux connaître leurs forces, comme leurs connaissances, leur expérience, leurs habiletés et leurs ressources, et de les mettre à profit. L’objectif est de bien cerner le problème et de prendre toutes les mesures nécessaires pour le régler.

Au fil des ans, l’idée de rassembler tous les intervenants afin de s’attaquer à des enjeux complexes a gagné beaucoup de terrain, notamment depuis l’introduction de la notion d’impact collectif, en 2011 (voir Kania et Kramer, 2011). Au cours des 15 dernières années, Collectivités dynamiques Canada (une division du Tamarack Institute) a créé un réseau de villes qui s’emploient à réduire ensemble la pauvreté. L’initiative Cities Reducing Poverty est un mouvement d’impact collectif regroupant 57 villes ou régions membres qui, ensemble, visent à réduire la pauvreté grâce à des interventions locales, tant au niveau des personnes que des ménages, ainsi qu’à des changements stratégiques et systémiques. Ces initiatives locales et multisectorielles sont étayées par des stratégies provinciales et territoriales de réduction de la pauvreté et par le récent mandat du gouvernement fédéral visant l’élaboration d’une stratégie canadienne de réduction de la pauvreté. Nous observons actuellement un mouvement national qui cherche à éradiquer la pauvreté.

Cependant, bien que l’on s’accorde à dire que la participation de tous est essentielle dans la lutte contre les problèmes comme la pauvreté, c’est plus facile à dire qu’à faire. Le plus difficile demeure souvent de trouver les bonnes personnes parmi les multiples secteurs et points de vue et de tirer profit de cet engagement afin de créer un changement durable. Parmi les difficultés les plus courantes dont les agents du changement collaboratif sont témoins, citons la surreprésentation de certains secteurs, la trop grande importance accordée aux « suspects habituels » et le silence des personnes qui sont les plus au fait des enjeux, mais qui n’ont pas les relations nécessaires pour participer au débat.

Lors d’un sommet de l’initiative Cities Reducing Poverty, qui a eu lieu à Edmonton l’année dernière, la présidente directrice générale de Venture Publishing Inc., Ruth Kelly, s’est adressée à plus de 300 professionnels de la réduction de la pauvreté, à des personnes ayant connu la pauvreté ainsi qu’à des représentants élus et à des employés municipaux, affirmant qu’elle était sans doute la seule entrepreneure présente. Elle les a aussi mis en garde en leur rappelant que si elles ne sollicitaient pas le secteur des affaires plus rapidement, ce dernier deviendrait un obstacle à leur réussite. Elle a parlé de l’importance de sensibiliser tous les membres de la société aux avantages (sociaux et autres) de la réduction de la pauvreté et affirmé que chacun doit faire partie de la solution. Avant de recevoir une salve d’applaudissements, Mme Kelly a souligné qu’elle souhaitait qu’un groupe de personnes plus diversifié soit présent lors de la prochaine conférence afin d’élargir le débat et de rassembler le plus grand nombre de personnes possible dans le but de trouver ensemble des solutions. Voir la vidéo dans son intégralité ici (en anglais seulement).

Cette année, le sommet Cities Reducing Poverty: When Business is Engaged du Tamarack Institute aura lieu du 4 au 6 avril à Hamilton, en Ontario. Les voix souvent sous-représentées auront la chance de participer à la conversation. Les chefs d’entreprise se joindront aux organisateurs communautaires, aux maires, aux employés municipaux, aux représentants des administrations fédérales, provinciales et territoriales, aux leaders autochtones, aux bailleurs de fonds, aux décideurs ainsi qu’aux personnes ayant connu la pauvreté pour discuter de la façon dont on peut mettre fin à ce problème de façon collaborative.

Nous savons que le secteur des affaires joue un rôle majeur et crucial dans nos efforts collectifs visant à éradiquer à la pauvreté. Cependant, il ne faut pas s’attendre à ce que les chefs d’entreprise aient réponse à tout. Ce n’est qu’en mobilisant les représentants de tous les secteurs que nous pourrons réassembler les morceaux du casse-tête qu’est celui de la réduction de la pauvreté et commencer à repenser et à réorienter la façon dont nous pouvons rendre nos communautés plus dynamiques et plus prospères pour tous.

Pour de plus amples renseignements sur le sommet de cette année, intitulé Cities Reducing Poverty: When Business is Engaged, rendez-vous sur le site Web de l’évènement ou communiquez avec Alison Homer à Alison@tamarackcommunity.ca

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